+ La News Dei n°15 +

Evangile du jour « Lazare et le riche : la justice de Dieu » (Lc 16, 19-31) Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, […] Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare […]. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture […] Alors il cria […] « Eh bien ! Père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture ! » Abraham lui dit : « […] S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus » »

Nous aussi, on attend souvent un signe du Seigneur pour nous convertir. Le pire étant parfois de croire que si les circonstances qui nous entourent nous étaient favorables, nous serions saints. Or le secret des saints, c’est d’avoir trouvé Jésus dans les autres et dans les circonstances les plus ordinaires. « Dieu se trouve dans les marmites » disait Sainte Thérèse d’Avila !

Sommes-nous capables de Le reconnaitre sous les traits des plus pauvres, pas seulement physiquement, mais aussi psychiquement, moralement et spirituellement ?

Pour aujourd’hui, un simple sourire à ceux qui m’entourent, en pensant, quand cela me coûte, que c’est à Jésus, souffrant et mendiant, que je souris ! Propage la joie autour de toi, tu seras alors le sel de la terre et la lumière du monde. (Abbé Paul Marie Boutin – Bayonne)

Bonne semaine !

+ La News Dei n°14 +

Aujourd’hui (1er mars), c’est l’entrée en Carême pour 1,25 milliards de catholiques dans le monde ! Les textes de la messe des Cendres nous délivrent 3 messages essentiels : 1ère lecture : « Revenez à Dieu de tout votre coeur » ; 2ème lecture : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » ; Evangile : « Prie ton Père qui est dans le secret ».

Pour démarrer ce Carême, voici une prière proposée par le diocèse de Cambrai : « Quels beaux messages tu nous laisses aujourd’hui, Seigneur, Tu nous dis que nous ne sommes rien, Que malgré notre orgueil nous retournerons en poussière. C’est vrai que nous ne sommes pas grand chose et que nous pourrions nous désespérer. Alors Tu nous invites à quitter nos échecs pour nous tourner vers Toi. Tu nous invites à Te retrouver dans le secret pendant tout ce carême, Tu nous invites à faire un peu plus attention à Toi qui nous as tout donné pour nous. Oui, je veux revenir à Toi de tout mon coeur, avec tous mes défauts mais aussi ma bonne volonté. Compte sur moi comme je compte sur Toi dans la poussière où je suis, veille sur moi pendant ces quelques jours. »

Bonne entrée en Carême à tous.

+ La News Dei n° 13 +

Evangile selon St Marc (8, 14-21) : « Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? […] Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le coeur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! […]Quand j’ai rompu les cinq pains pour mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. » […] Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? » »

Est-ce-que les disciples ne seraient pas un peu bouchés ? Jésus les met en garde contre un véritable danger et eux se préoccupent du pique-nique ! Le levain des pharisiens est un levain puissant et sournois qui fait lever la pâte, en silence, sans que l’on s’en rende compte. Dans une homélie en 2016, le pape nous mettait en garde : « Calomnier, déterrer le passé, désinformer, se repaître de mauvaises nouvelles sont les quatre voies des pharisiens d’aujourd’hui ».

Par ailleurs, à travers le comportement des apôtres, on se rend compte que la foi ne dépend pas des oeuvres (Jésus a beau faire des miracles, la foi des apôtres reste fragile). Au contraire, ce sont les oeuvres qui dépendent de la foi. La foi authentique grandit dans l’amour de Dieu. Le Seigneur ne perd pas l’occasion de l’enseigner et il continue à le faire de nos jours : « Nous devons nous libérer de l’idée fausse que la foi n’a plus rien à dire aux hommes de notre époque » (Benoît XVI).

Saints Cyrille et Méthode, priez pour nous ! (JP II les a proclamés copatrons de l’Europe avec Saint Benoît). Bonne semaine à tous.

+ La News Dei n°12 +

Il y a 100 ans, le Frère Mutien-Marie rendait sa belle âme à Dieu. Mais qui était-il ?

Frère des écoles chrétiennes, le frère Mutien-Marie rencontre beaucoup de difficultés dans son travail quotidien et court le risque d’être considéré comme inapte à l’apostolat de l’école. Il est affecté à des activités humbles et cachées : surveillances, leçons élémentaires de dessin et de musique, sans être particulièrement doué pour ces 2 disciplines. Il puise dans l’amour de Dieu, la force d’une constante assiduité au travail (pendant plus de 50 ans !) et se consacrera avec une ardeur extraordinaire à faire découvrir aux enfants défavorisés les richesses de la Foi.

Le trait caractéristique du Frère Mutien est une obéissance poussée jusqu’à l’héroïsme. Un des frères qui vécut avec lui en communauté donne de lui ce témoignage : « Prenez la Règle, du premier Chapitre jusqu’au dernier, et, sous chaque article, écrivez : le Frère Mutien l’a observé à la lettre ! Ce sera sa biographie la plus fidèle ! »

Le frère Mutien s’est fixé un choix précis : faire en tout et avec la plus grande perfection la volonté de Dieu. Les élèves, témoins de son admirable piété, l’appellent « le frère qui prie toujours ». Avec humilité et gratitude, il dira à la fin de sa vie : « Qu’on est heureux quand on est, comme moi, sur le bord de la tombe, d’avoir toujours eu une grande dévotion à la Très Sainte Vierge ! ». Ce fut le dernier message de sa vie.

Il est canonisé le 10 décembre 89 par JP II. Saint Mutien-Marie, priez pour nous !

+ La News Dei n°11 +

Evangile du jour (Mc 3, 1-6) : « Jésus entra dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? De sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs coeurs, il dit à l’homme : « Etends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. »

=> Jésus replace l’essentiel au centre. C’est en considérant la place de cet homme infirme sous le regard de Dieu que Jésus questionne la loi. Il ne pense pas en termes d’interdits mais de possibles, de permis.

Et nous ? Ne faisons nous jamais ombrage au bien que font les autres ? N’est-il pas parfois essentiel de prendre des risques pour faire ce qui est bon pour les autres ? D’outrepasser certaines barrières ? Parfois, faire ce choix peut demander un certain héroïsme, mais bien souvent, c’est davantage contre notre confort ou notre sécurité qu’il nous faudra battre.

Cherchons dans la prière à être éclairés sur ces appels de Dieu à faire le bien et à identifier les personnes envers lesquelles nous devrions exprimer plus de bienveillance.

(Père Timothée Lambert, prêtre au Mans)

+ La News Dei n°10 +

Selon les voeux du Pape François, « Confions à Marie la très Sainte Mère de Dieu la nouvelle année, pour que croissent la paix et la miséricorde dans le monde entier. »

« Tout par amour, rien par force ! » disait Saint François de Salles

Evangile du jour (Jn 1, 19-28) :  »Quand les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour demander (à Jean Le Baptiste) : « Qui es-tu ? » […] Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe ». Ils lui posèrent encore cette question : « […] pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c’est lui qui vient derrière moi et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »  »

C’est la grâce de Jean-Baptiste d’être celui qui prépare ce qui est imminent. Si Jésus est perpétuellement « celui qui vient », Jean est aussi celui qui perpétuellement le précède. Jean n’a de raison d’être que pour Lui, que pour nous orienter vers l’Enfant Dieu. Aujourd’hui, imitons l’amour de la retraite et du silence de Saint Jean-Baptiste, son intransigeance dans la fidélité aux commandements de Dieu. (Méditation proposée par un Chanoine de Lagrasse)

Belle et sainte année à tous !

+ La News Dei n°9 +

Evangile de Jésus-Christ selon St Matthieu : « Jésus était entré dans le Temple et les chefs des prêtres l’abordèrent pour lui demander : « Par quelle autorité fais-tu cela et qui t’a donné cette autorité ? ». Jésus leur répliqua : « […] le baptême de Jean, d’où venait-il ?, du ciel ou des hommes ? »

Deux points à méditer pour ce temps de l’Avent :

  • l’Evangile nous invite à contempler deux facettes de la personnalité de Jésus : l’astuce et l’autorité. Nous sommes appelés à être astucieux comme Jésus, afin de faire chanceler le mensonge. Par exemple, savons-nous répondre astucieusement quand un collègue attaque notre foi ? Jésus exerçait son autorité grâce à sa connaissance approfondie des personnes et des situations. Entraînons-nous à mettre les choses à leur place et à connaitre les personnes avec attention, pour qu’à travers nous  l’Esprit-Saint les guide vers la Vérité. Sans oublier que : « La charité sans la vérité, c’est trop mou et la vérité sans la charité, c’est trop dur ! »
  • « Et notre baptême, dont on sait qu’il vient du Ciel et non des hommes, qu’en avons-nous fait ? » Notre conversion commence par des petits changements, à notre portée !

Notre Dame de Guadalupe, priez pour nous,

Bonne semaine.