+ La News Dei n° 13 +

Evangile selon St Marc (8, 14-21) : « Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? […] Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le coeur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! […]Quand j’ai rompu les cinq pains pour mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. » […] Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? » »

Est-ce-que les disciples ne seraient pas un peu bouchés ? Jésus les met en garde contre un véritable danger et eux se préoccupent du pique-nique ! Le levain des pharisiens est un levain puissant et sournois qui fait lever la pâte, en silence, sans que l’on s’en rende compte. Dans une homélie en 2016, le pape nous mettait en garde : « Calomnier, déterrer le passé, désinformer, se repaître de mauvaises nouvelles sont les quatre voies des pharisiens d’aujourd’hui ».

Par ailleurs, à travers le comportement des apôtres, on se rend compte que la foi ne dépend pas des oeuvres (Jésus a beau faire des miracles, la foi des apôtres reste fragile). Au contraire, ce sont les oeuvres qui dépendent de la foi. La foi authentique grandit dans l’amour de Dieu. Le Seigneur ne perd pas l’occasion de l’enseigner et il continue à le faire de nos jours : « Nous devons nous libérer de l’idée fausse que la foi n’a plus rien à dire aux hommes de notre époque » (Benoît XVI).

Saints Cyrille et Méthode, priez pour nous ! (JP II les a proclamés copatrons de l’Europe avec Saint Benoît). Bonne semaine à tous.

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+ La News Dei n°12 +

Il y a 100 ans, le Frère Mutien-Marie rendait sa belle âme à Dieu. Mais qui était-il ?

Frère des écoles chrétiennes, le frère Mutien-Marie rencontre beaucoup de difficultés dans son travail quotidien et court le risque d’être considéré comme inapte à l’apostolat de l’école. Il est affecté à des activités humbles et cachées : surveillances, leçons élémentaires de dessin et de musique, sans être particulièrement doué pour ces 2 disciplines. Il puise dans l’amour de Dieu, la force d’une constante assiduité au travail (pendant plus de 50 ans !) et se consacrera avec une ardeur extraordinaire à faire découvrir aux enfants défavorisés les richesses de la Foi.

Le trait caractéristique du Frère Mutien est une obéissance poussée jusqu’à l’héroïsme. Un des frères qui vécut avec lui en communauté donne de lui ce témoignage : « Prenez la Règle, du premier Chapitre jusqu’au dernier, et, sous chaque article, écrivez : le Frère Mutien l’a observé à la lettre ! Ce sera sa biographie la plus fidèle ! »

Le frère Mutien s’est fixé un choix précis : faire en tout et avec la plus grande perfection la volonté de Dieu. Les élèves, témoins de son admirable piété, l’appellent « le frère qui prie toujours ». Avec humilité et gratitude, il dira à la fin de sa vie : « Qu’on est heureux quand on est, comme moi, sur le bord de la tombe, d’avoir toujours eu une grande dévotion à la Très Sainte Vierge ! ». Ce fut le dernier message de sa vie.

Il est canonisé le 10 décembre 89 par JP II. Saint Mutien-Marie, priez pour nous !